Les femmes ont de tout temps été dévolues aux rôles subalternes de la société. Pourtant, elles ont joué
et continué de jouer des rôles primordiaux dans la société. Au sport particulièrement, elles s’illustrent
de la plus belle des manières. Elles mènent une lutte incommensurable pour pouvoir non seulement se
maintenir dans ce monde de machos, mais aussi pour pouvoir obtenir de meilleurs résultats. Ces femmes
font même parfois ombrage aux hommes qui ont de tout temps pensé que le sport est leur chasse gardée.
Découvrons Lydia Nsekera, la première femme à siéger au comité exécutif de la FIF depuis 2012.

  Elle est burundaise. La gestion du football ne lui est pas inconnue et n’a pas de secret pour elle. Pendant 09 ans, elle a eu à charge la gestion du football burundais en qualité de présidente de la Fédération burundaise de football (FFB) de 2004 à 2013, une fédération qu’elle a dirigée avec maestria. C’est une sportive dans l’âme et elle a été nourrie à la sève du sport puisque son père Serges Rwavyuma était propriétaire de l’équipe de football Burundi Sport

Dynamique et sa mère pratiquait le Volleyball. Rien n’arrête cette femme qui a fait de cette phrase son leitmotiv : « Si vous faites une fixette sur votre condition de femme dans vos relations avec les collègues, vous échouez à coup sûr. Ce qu’il faut faire c’est être décomplexée, agir avec conviction et détermination à la réalisation de vos objectifs ». Elle est membre du Comité International Olympique depuis 2009. Elle a auparavant été vice-présidente de la commission du football

féminin burundaise et a contribué à lancer le premier championnat féminin national du pays. Après un passage à la tête de la commission compétitions de la FFB, elle est devenue la première femme à siéger au Comité Exécutif de la FIFA depuis 2012. Lydia Nsekera est une femme au caractère bien trempé, une forte carapace qui lui permet de franchir tous les obstacles qui se dressent sur son chemin.

 

Pour Lydia, la femme rime avec
responsabilité, confiance en soi et
les défis à relever constamment.
C’est la raison pour laquelle elle est
fière de ses empreintes laissées à
la tête de la Fédération burundaise
de football. Et de ce passage, l’on
retient la qualification de l’équipe
nationale du Burundi à la CHAN
2014, un succès qui est marquée à
jamais dans les annales du football
de ce pays, et dont elle est très
fière. Outre la fédération qu’elle
dirigeait, elle est à l’instar de son
père, propriétaire d’un club de
football : Athlético League qui évolue
dans le championnat de football de
son pays. Elle fonce et continue de
foncer. Rien n’arrête cette dame qui
espère un jour, diriger l’Association
des comités olympiques d’Afrique 

(ACNOA).