En tant que femme, quel regard portez-vous sur la   Covid-19 qui sévit en ce moment ?

En tant que femme et surtout agro-transformatrice, nous sommes tenues de respecter les mesures barrières. Bien avant cette maladie, c’était une obligation pour nos
travailleurs de porter des masques. Ils avaient déjà cette habitude avec une propreté stricte avant toute activité de transformation. La Covid-19 ne fait que nous conforter dans notre comportement de tous les jours. Ça veut dire que nous étions dans la bonne voie. Nous sommes tenues de respecter scrupuleusement les mesures de distanciation dans nos unités de transformation. Le seul hic, est que nous avons réduit nos effectifs pour bien faire le travail et être en conformité avec les mesures sanitaires prises. Cela nous porte préjudice, mais nous n’avons pas le choix. Chez nous à la maison, les mêmes mesures sont respectées. Un accent particulier a été mis sur la sensibilisation de toute la famille.

       Que faites-vous dans la vie ?

Promotrice agroalimentaire et directrice de l’entreprise GLP les précuits pour la conservation, la transformation et la valorisation des produits agricoles. Nous transformons les matières premières, les céréales en granulés en farine infantile. Nous transformons également les fruits en jus tropicaux naturels, des légumes en épices et des adjuvants culinaires etc.

« Quand on a des projets et qu’on arrive à les réaliser, c’est sûr qu’on impacte sur l’environnement »

           Quelles ont été vos sources de motivation pour postuler à ce jeu ?

  En fait je suis dans deux catégories de femmes BF. Je fais partie de femme modèle Unilever et femme BF. Contrairement aux autres, je n’ai pas postulé. J’ai été sélectionnée à partir de consultants qui ont vu mes activités, les ont appréciées et soumis au staff de Unilever. C’est ce jury là qui, après délibération, m’a retenue comme femme modèle et BF. 

                 Cela a t’il eu des impacts dans votre entourage immédiat ?

  Quand on a des projets et qu’on arrive à les réaliser, c’est sûr qu’on impacte notre environnement. Sachez que c’est une grande joie pour moi d’avoir été choisie en 2006. Je venais à peine de commencer mon activité. 

       Que préconisez-vous aux jeunes dames qui vous prennent pour modèle ?

  Je les encourage. En même temps, je veux leur dire qu’il faut beaucoup d’humilité pour atteindre ses objectifs. Qu’elles n’oublient pas d’être persévérantes. C’est vrai que l’argent est important. Mais c’est surtout l’idée en tête qui est porteuse.