La Côte d’Ivoire regorge de talents de haut niveau.

En Côte d’Ivoire, l’on compte au moins 14 neurochirurgiens. Mais l’ivoirienne Espérance Broalet (51 ans), agrégée en anatomie et en neurochirurgie, des sciences médicales complexes, est la première femme à obtenir ce précieux sésame au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) depuis 2016. Elle est d’ailleurs à ce jour, l’unique Femme ivoirienne à avoir atteint ce niveau dans cette spécialité.

Son doctorat d’Etat en médecine, Espérance Broalet le passe à l’Université Picardie Jules Verne, université technologique de Compiègne, en France, en 1997.
Et ce, après l’obtention d’un certificat de physiologie neurosensorielle, en 1996, à la faculté de médecine Amiens (France) puis, une année plus tard, une maîtrise des sciences biologiques et médicales à l’Université de Cocody, à Abidjan.

Son secret de réussite, c’est « travailler et avoir l’amour de ce que l’on fait jusqu’à la hantise du travail bien fait », tout en croyant en soi et qu’on peut y arriver, toujours aller au bout de ce qu’ on recherche, dans la rigueur de ses choix. A côté de cela, elle pense que confier ses projets à Dieu est une soupape de sûreté.

Après le doctorat en médecine, elle fait un diplôme d’étude approfondie de génie biomédical à l’Université de Cocody, à Abidjan, en 2006.
Cette même année, le professeur Espérance Broalet ajoute à ses parchemins un certificat d’étude spéciale de neurochirurgie.

Cette stature est un rêve d’enfance qui arrive à son sommet. Déjà en classe de CE1/CE2, Espérance Broalet jouait le rôle de médecin en administrant des soins à ses frères. Cet instinct médical vient aussi de sa mère qui fut assistante sociale dans le milieu médical.

« En classe de terminale, je voulais faire la pharmacie parce que lors des journées carrière, il est ressorti que c’est en pharmacie qu’on brasse assez d’argents ; donc, j’ai demandé la filière pharmacie en premier » mais elle est orientée en médecine, confie le professeur Espérance Broalet.

Restée pendant longtemps la seule neurochirurgienne dans la sous-région, professeur Espérance Broalet, arbore cette fierté. Humble et courtoise, elle veut aussi voir les siennes porter le flambeau dans cette discipline. Aujourd’hui, trois Ivoiriennes neurochirurgiennes sont en formation.

Deuxième d’une famille de six enfants , Prof. Espérance, encore aujourd’hui, est un coach pour ses frère et sœurs.

Aux jeunes gens, elle conseille de « bannir la facilité, d’avoir de l’ambition, et de ne pas se mettre des limites » car avec la persévérance on peut déplacer des montagnes.

« Je n’aime pas la foutaise et la tricherie dans ce qu’on fait », dit-elle.

Elles est aussi très actives dans l’ONG ESPERANCE’S HOPE, qu’elle a elle-même créé, pour sensibiliser les communautés et les mères surtout sur l’hydrocéphalie et les malformations du tube neural dont les conséquences sont fatales chez l’enfant avec des infirmités cérébrales.

Mère de trois enfants, deux garçons et une fille, le professeur Espérance Broalet, aime le shopping en compagnie des siens. Ses mets préférés sont le foufou (fait à base de banane plantain), l’attiéké (semoule de manioc), le poisson braisé et la sauce claire.

Sources : http://apanews.net/mobile/uneInterieure.php?id=4937232

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