Jeune, belle et dynamique, Soumahoro Lala Méité est une femme qui sait ce qu’elle veut. Chef d’entreprise et directrice clientèle dans une grosse agence de publicité, elle a le désir ardent d’atteindre les sommets. Pour ce faire, elle se donne corps et âme afin de réaliser ses ambitions. Son leitmotiv : le travail quitte à commencer tout bas pour arriver au haut niveau.

A bientôt 29 ans, Soumahoro Lala Méité en a du vécu et de l’expérience professionnelle à revendre. Directrice clientèle chargée de l’institutionnel à l’agence de communication et de publicité 6ème Sens et présidente directrice générale de sa propre structure Winhdrink, elle rêve d’étoiles. Et elle s’en donne les moyens. Déjà à 17 ans, la jeune entrepreneure possédait plusieurs salles de jeu vidéo dans la capitale économique, Abidjan.  Rien de surprenant à cela puisqu’elle est elle-même une grande fane de jeux vidéo. « Je préfère dépenser dans les jeux vidéo que les sacs et chaussures », confie-t-elle.

Avant la crise en 2011, alors qu’elle est en 2ème année de droit et a à peine la vingtaine, elle lance sa propre structure   ‘’Essentiel communication’’. Détentrice d’un bac littéraire obtenu à Sainte Marie d’Abidjan-Cocody, elle poursuit ses études jusqu’en licence de Droit à l’université catholique (Ucao) pour « faire plaisir à ses parents ». De son père feu Ben Soumahoro, elle dit avoir hérité du côté passionné et volontaire de l’homme. Puis vient la période nomade mais très instructive. « Après je suis allée au Ghana car je pars du principe qu’avant de mourir je dois faire tout ce que j’aime. J’y ai fait une formation en cosmétologie (tout ce qui est soin du corps et du cheveu) pendant 2 ans où j’ai obtenu mon diplôme de niveau 3.  Par la suite, je suis allée au Cameroun pour m’inscrire en théologie où je suis restée pendant 2 ans », raconte-telle avant d’ajouter avoir passé 2 ans également au Bénin.

Au demeurant à ce jour, elle est en licence 3 de théologie. « Quelqu’un m’a dit une fois : ‘‘ l’essentiel c’est de faire des études peu importe lesquelles. Si on est brillant, on est brillant partout ’’. Pour moi, plus on apprend, plus le cerveau s’ouvre et plus on a de potentialités », affirme celle qui dit avoir un caractère de guerrière. « L’institutionnel reste un challenge. C’est pourquoi j’ai choisi de venir à 6ème Sens. J’avais plusieurs propositions mais j’ai choisi ici parce qu’il fallait construire, faire les fondations donc ça me challengeait plus » justifie celle qui espère faire de grosses campagnes institutionnelles afin de faire passer aux jeunes estimés à 64% de la population ivoirienne les messages des institutions.

Quant à sa SARL spécialisée en liqueurs de fruit qui est à ses débuts, elle la voit rayonnante « car tout ce qu’elle touche se transforme en or ». De son avis, le leadership féminin est un peu comme le principe du féminisme. « Ce sont des termes que je ne comprends pas. En tant que femme, j’aime qu’on me traite comme un être humain avant tout. Pas comme une femme qui a réussi. Entre homme et femme, il ne devrait pas y avoir de différence donc pour moi le principe c’est de surtout savoir manager parce qu’on a beaucoup de patrons mais très peu de managers », déclare la directrice qui préfère les personnes qui aiment faire au lieu de celles qui savent faire. « Savoir-faire c’est avoir des diplômes, mais aimer-faire c’est différent. J’aime pouvoir encadrer les personnes qui sont avec moi afin qu’elles excellent. Je préfère me servir des gens et qu’ils soient heureux car ça me permet d’être une meilleure version de moi. Il est plus intéressant d’être un leader qui commence qu’un leader qui est arrivé», argumente-t-elle.

Mais le leadership, insiste-t-elle, c’est aussi la ténacité, le désir de se battre pour réussir et de s’aimer soi-même. Et pour cause, est-elle convaincue, « la réussite égale 1% de génie 99% de travail ». Un restaurant typiquement africain mais surtout la création d’une boîte qui fournira les agences de com’ en vidéos 360 sont ses prochains challenges.

Franck Kouassi

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