Diplômée en journalisme option radio et munie d’un DUT en production audiovisuelle, Sandrine Ochou a été poursuivre ses études au Ghana pour se perfectionner en Anglais. À son retour en Côte d’Ivoire où elle espère avoir gain de ses années de formations, la jeune femme est frappée par l’inactivité de la majorité de ses promotionnaires. Le travail est une denrée rare, une île au cœur d’un chômage océanique. Les jeunes, attendant la perche de l’État, souffrent d’une carence d’initiative. Sandrine se refuse de s’ajouter à cette liste apathique et léthargique. Aussi propose-t-elle à des amis de monter une structure de télévision web qui aura pour ligne éditoriale de fonctionner comme une télévision normale avec des émissions à part entières : des reportages, des documentaires, le journal télévisé, des émissions portées sur entrepreneuriat et le leadership, des capsules.

Très sceptique à la vision de Sandrine, beaucoup l’abandonnent en cours de projet. Mais contre vents et marées, seule avec son idéal, travaillant en louant des outils de travail telle une caméra, l’ancienne locataire de BIM ISACOM réussit à donner forme à son rêve. Non seulement elle finit par s’acheter des caméras, des micros et des projecteurs, mais aussi, sa télévision commence à se poser sur un piédestal. Pour preuve, lors des législatives passées, la structure de Sandrine Ochou s’est vue confier la gestion d’image et la communication de deux candidats à la législature dont un qui s’en est sorti élu. Pour plus d’efficacité et de professionnalisme, elle prend des cours sur la gestion d’image des personnalités. À l’avenir, Sandrine envisage de faire de  OSE TV, une télévision physique qui va s’imposer dans la sous-région. Elle rêve de devenir un grand groupe de communication qui réunira la presse audiovisuelle comme celle imprimée, devenant ainsi une source de lutte contre le chômage.

Sur le plan national, lors des séminaires portant sur le leadership, Sandrine Ochou est toujours citée comme un exemple de femme battante aux initiatives positives. Un modèle pour ses consœurs en quête de repère. Et même si ce ne sont pas les gros revenus à l’heure actuelle pour une structure née seulement en 2015, la jeune mère qui frôle à peine la trentaine est toute fière de travailler sous son propre compte. Ne manquant pas de propositions de travail, elle a préféré décliner l’offre de plusieurs entreprises pour ne se consacrer qu’à la sienne. Attachée à sa liberté, elle révélera ceci au micro de BLAMO’O : « Je me sens bien lorsque je travaille pour moi-même, pour ce que j’ai toujours voulu faire. Car en réalité, je ne travaille pas, je vis ma passion. Et comme le dit François Salvat, le plus beau des métiers, c’est de vivre sa passion. Et moi je fais le plus beau des métiers. Non seulement je n’ai pas de pression, mais aussi, j’ai le temps pour moi, j’ai le temps pour ma famille, j’ai le temps pour ma vie. Je gère mon temps comme je le sens et comme je le veux. Je ne suis pas esclave de ce qui me donne à manger. »

Par Louis-César Bancé

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