Elle a fait son trou en postant des vidéos sur les réseaux sociaux. Un exercice juste pour le fun, au départ, qui a fini par forger à Yvidero, une identité remarquable. Elle crève désormais  l’écran dans une série-télé sur Canal+Horizons.

Par Louis César Bancé

BLAMO’O : Au regard de votre parcours, il en ressort que les réseaux-sociaux ont été d’une prémice capitale dans votre ascension. Que pensez-vous de cette tribune et quel regard portez-vous sur une certaine vague générationnelle qui l’utilise à mauvais escient ?

YVIDERO : Sachons qu’aujourd’hui, Facebook est plus regardé que la télévision. C’est une force de communication, une lucarne qui permet de se vendre. J’aimerais dire à mes jeunes frères que les clashs, les injures, les publications malencontreuses, ça ne sert à rien. Pour ceux qui ont du potentiel, ils peuvent exploiter les réseaux-socio à but lucratif. En Europe aujourd’hui, y a plein de Blancs qui ne travaillent pas. Ils sont juste à la maison, devant leur ordinateur, et ils publient des vidéos qui leur rapportent énormément d’argent à partir d’un certain nombre de vues atteint sur youtube. La population est grandissante chez nous. Alors, il faut qu’on comprenne que tout le monde ne peut pas travailler dans les bureaux. Il faut avoir de la suite dans les idées pour pouvoir s’en sortir. J’aime bien ce jeune Ivoirien, Papounigang, qui reçoit beaucoup de prix aujourd’hui. C’est une fierté. Les autres

devraient s’en inspirer. Qu’on soit commerçant ou chômeur avec ses diplômes, tout le monde peut utiliser les réseaux-sociaux pour se faire une visibilité, se vendre ou vendre son produit.

De quel œil vous voyez votre pays aujourd’hui après votre come-back.

Il faut dire qu’il y a une chose qui m’a frappée à mon retour en Côte d’Ivoire. C’est qu’il y a des publicités de bières partout, la concurrence entre les brasseries. Sur les pancartes, les

panneaux publicitaires, on ne fait que la promotion de l’alcool. c’est dangereux ! Notre devise c’est union-discipline-travail. Mais si c’est union-discipline-alcool, qu’on nous le dise ! Parce que je

crois qu’on devrait plutôt inciter la jeunesse au travail. Faire la promotion du leadership, de la scolarisation, du civisme. Utiliser ces panneaux publicitaires pour inculquer plutôt

des valeurs à la jeunesse. Attention ! La publicité, ça paye. La preuve, la jeunesse a bien compris le message et ne désemplit pas les maquis et bars. Si on veut les orienter dans la bonne direction,

il faut alors embrasser la bonne formule publicitaire. Il faut diriger la jeunesse vers le travail, lui octroyer des bourses pour qu’elle aille étudier en hexagone et revenir au bercail pour contribuer au  développement du pays.

Vos projets immédiats et futurs ?

Je me prépare à monter sur scène. J’y travaille d’arrache-pied. Et je puis vous dire déjà que j’en suis bien capable. Pour les projets, il y a déjà la saison 2 de la série Barber Shop qui profile à l’horizon

et à laquelle je compte m’investir à fond. A long terme, je voudrais créer en Côte d’ivoire un festival à la Djamel comédie club où les  humoristes viendront s’exprimer, donner du rire et de la joie aux autres. J’aimerais révéler des talents, car je sais qu’il y en a beaucoup chez nous encore inconnus. Je rêve de ce festival où chaque année les gens viendront de tous les pays pour se retrouver chez nous. Pourquoi pas un Yvidero comédie club ? J’ai aussi des projets pour les enfants défavorisés.

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