[ EDITO ]Hortense Aka-Anghui, une vraie Blamo’o…

Une BLAMO’O qui a marqué son temps, devenue une icône, une incontournable, une personnalité presque immortelle, qui a traversé la Côte d’Ivoire, de génération en génération.

Cette BLAMO’O dont le parcours n’est rien de moins que celui d’une pionnière de l’émancipation féminine en Afrique. Les chantres du leadership féminin devraient pouvoir animer des colloques sur le pedigree exceptionnel de la première Maire d’une commune en Côte d’Ivoire.

L’hommage que la Nation a rendu à l’une des premières pharmaciennes du pays est donc parfaitement mérité.

Le parcours historique du premier Magistrat féminin d’une ville de Côte d’Ivoire, de celle qui aura dirigé, sous le règne de Félix Houphouët-Boigny, le premier département ministériel dévolu aux femmes, mérite d’être mis en avant.

L’hommage des femmes de Côte d’Ivoire (toutes tendances politiques confondues) rendu à la mère, à l’épouse fidèle (plus de 60 ans de mariage), à la femme politique fidèle à ses engagements, n’est pas surfait.

BLAMO’O, qui se veut donc un magazine porte-voix des initiatives positives féminines, n’aurait donc pas pu rester en marge de cette mobilisation spontanée autour de ce baobab, éludant ainsi les sillons de la première Ivoirienne à cumuler les fonctions de Député-Maire. Il aurait été difficile pour nous de ne pas relever dans nos colonnes le tracé politique de cette figure tutélaire féminine du PDCI-RDA.

Hortense Aka-Anghui a été aussi présidente de l’Association des Femmes Ivoiriennes (AFI), pionnière des regroupements féminins de Côte d’Ivoire. Elle a également siégé, 25 ans durant, à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire comme Vice-Présidente de l’institution.

Pour avoir été l’un des modèles de l’émancipation féminine, à la tête d’institutions sous-régionales, la rédaction s’est efforcée à mettre en second plan le menu festif préalablement concocté pour ce numéro anniversaire de Blamo’o et rendre, à son tour, un hommage bien mérité à celle que la commune de Port-Bouët appelait la ‘’vraie-go’’ et que nous appelons, nous, ‘‘la vraie BLAMO’O’’….

AFIPiennement(*) votre,

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